Un mois d’aout qui aura laissé des traces

Depuis le démarrage de notre activité d’élevage, nous avons majoritairement vécu de belles surprises tant par nos opportunités et nos rencontres, que par nos résultats. Pourtant comme partout nous avons ponctuellement eu notre lot d’accident. On peut prendre toutes les précautions possibles , on ne peut pas tout éviter. La belle Kalypso alors agée de quelques mois, du récupérer d’une grave fracture au niveau des hanches, suite à un grand écart involontaire, et quelques années plus tard, son petit frère notre géant Shadow déclarait une pneumonie qui aurait pu le tuer à l’âge de 8 jours, au retour de son lieu de naissance .

Des évenements graves et isolés qui nous ont malgré tout marqué et auront au passage démontré l’incroyable robustesse et les qualités de récupération de notre race.

Mais après des années sereines cet été nous a doublement atteint et sur le seul espace d’un week end.

Samedi 22 juillet, Pierre rejoignait comme tous les week end notre Jean Luc et notre petit élevage pour prendre le relai et complèter, réparer, s’activer comme toujours, tiraillé dans un emploi du temps où chaque minute est optimisée et ou le temps court trop vite . Il allait ce matin là repartir avec le camion chercher du foin quand il remarqua le tout jeune poulain de notre Sunday seul dans le petit  paddock … Un peu surpris de le voir sans Sunday quand on sait la maman possessive et ultra présente qu’elle est, il s’approcha plus près. Toujours pas de Sunday en vue … de plus en plus surpris il s’approcha encore et se dirigea vers le box ouvert. C’est là qu’il remarqua les pieds au sol de la jument couchée. Il se précipita, déjà convaincu qu’il y avait un problème. Ce qu’il découvrit fut un véritable choc. Notre Sunday était morte. Pas depuis longtemps visiblement. D’après l’état du box et de la paille, elle n’avait pas gratté, elle ne s’était pas agitée, elle n’avait donc probablement pas souffert . Elle s’était juste couchée parce qu’elle se sentait mal et était morte sans bruit.

Quelques heures plus tôt elle avait comme chaque jour, appelé Jean luc à l’heure des granulés qu’elle avait mangé avec appétit. Puis elle avait déhenbulé normalement avec son petit bonhomme . Rien ne laissait penser que 3 heures plus tard elle serait morte. Une mort que personne n’aurait pu ni prévoir ni éviter. La conclusion a été « rupture d’anévrisme ». Une hémorrhagie interne due à une malformation d’un gros vaisseau sanguin. Ni héréditaire ni prévisible, assez frequente chez les chevaux toute race confondues.

On n’aurait pu ni la prévoir ni l’empêcher …

Quand on est éleveur on n’a pas l’habitude de voir mourrir ses juments qui sont presque toujours jeunes et robustes. Encore une fois le risque zéro n’existe pas mais on a toujours plus de mal à accepter le décès d’une jeune maman. Pourtant on était pas encore au bout de nos peines …

Le lendemain, Pierre commençait à nourrir nos crinières quand il découvrit en arrivant au pré des pouliches de 1 an, une énorme flaque de sang et un peu plus loin notre Black Hope étendue et inerte . Il se précipita une fois encore, notre black Hope avait une énorme entaille béante au niveau du pied, elle saignait abondamment et sur le moment Pierre cru voir des os brisés par l’ouverture de la plaie … Il m’appela, décomposé . Il réussit quand même à faire un garrot pour éviter qu’elle continue à se vider de son sang. De mon coté, absente ce week end là, je gérais les secours de loin, vétérinaires, amis …qui pourraient venir aider … Pierre pensait la petite Hope mourrante et dans tous les cas condamnée … Pourtant moins d’un heure plus tard, elle était debout dans le camion après avoir reçu les premiers soins du vétérinaire et en route pour la clinique de Livet.

Le diagnostique fut 3 tendons et un ligament plus une artère sectionnés …Operable mais pour un budget que nous ne disposions pas … Il aura fallu le miracle inextremis de merveilleux amis, Marie et Nicolas Winterer pour que notre jolie Black Hope ne soit pas euthanasiée … A quelques seconde de donner notre accord à l’euthanasie, ils s’engageaient à nous prêter la somme nécessaire et sauvaient notre adorable pouliche .

La suite à suivre sur de nouveaux articles …

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